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Artistic approach

Night-time… shadows carouse with the remains of the dying light of the bedroom. A horde of sinister figures and other just-as-disquieting faces spring to life unexpectedly from a mishmash of clothes left in a ball, from the folds of a pillow... Who, as a child, never encountered these ever-so intense moments! But then, we grow up, childhood gets left behind as does, more often than not, the unbridled imagination that befriended it! A desire to recapture, renew with this imagination led me to take photos of faces… faces that were apparent in a myriad of aspects of nature – roots, tree trunks and stumps, driftwood, stones and rocks, crumbling old walls and so forth. These anthropomorphic shapes mean something to me when they go beyond the simple human-likeness and offer up their compelling expressions, when they provoke exquisitely extreme human feelings, emotions, when incidentally I rediscover my childhood fears. These dreamt-up characters are hardly ever “pleasant” to the eyes and mind of a child! Yet I was frequently disappointed with the rather approximate results of these photos, and so I began touching them up to highlight their force, their influence. The patterns of nature sparked of an idea … an essence, a framework, a backdrop! I started to exploit it, with the aim of incorporating a unique personal touch. Through these digital manipulations I learnt to master IT tools and I quickly felt the need to go further… So, I tried my hand at reversing the situation. As well as humanizing the substance, the material, the media, I would now “materialize” the human being… Substance and emotion, the themes that pervade my images! And, oh what a pleasure it is to mix material with immaterial... to pursue, to quest for and to obtain intensity beyond compare. Creation is part and parcel of my life. Indispensable, essential, vital. Photo-manipulation? Yes, it is... but I strive to make sure that none of my images suggest this or convey the work of a graphic artist. The technique used must be as low-key as possible. I have frequently been asked the source of my images: photos, paintings, sculptures? I prefer to remain ambiguous, obscure and pursue my route! But fittingly so, I intend to work with photography, painting and sculpture when the time is ripe and when I have the material resources that will offer me the opportunity to push the limits... even further.

Biography summary

Paris, 1964…. After an intrauterine formation of nine months, without even waiting for the totally relative comfort of a childbirth table, I put my head out…. In the elevator of a maternity clinic! I came into the world by my own means. This self-taught spontaneity is a trait that will characterize me later on… Son of an artist and an art collector, my childhood immerses in an artistic universe. I absorb. I cherished a profound admiration for my father… but stifled by his talent and his equally important ego, I had forbidden myself every artistic creation. Well into my forties, after having performed several professional activities – show technician, travel agent, then executive in a humanitarian association – my life plays me a series of dirty tricks, including amongst others the death of father. Break in the professional activity. A period of retreat is indispensable. During this period the first works were born, as an outlet, a need to overcome the shock. I jump over an unconscious barrier and, freed from paternal judgement, many other images will follow, naturally. A bulimia of art overwhelmed me and the creation became very quickly a necessity to me, vital! Being carried by an increasingly large audience, becomes very rapidly evidence to me, in this second half of my life, I will be the artist that I have for far too long prevented myself to be. I expose in all of France since 2011 and internationally since 2014.

Critique de Denys-Louis Colaux (Blog artistique)

Blog de Denys-Louis Colaux

Insaisissable
La première fois que j’ai vu des travaux de Monmarché, j’ai pensé à Henri Michaux et à son poème « Le Grand Combat ». Avec Monmarché qui serait l’un et l’autre. Monmarché qui s’en prendrait à lui-même, se dépiauterait, se viderait comme un gibier.

LE GRAND COMBAT
Il l'emparouille te l'endosque contre terre ;
Il le rague et le roupète jusqu'à son drâle ;
Il le pratèle et le libuque et lui baruffle les ouillais ;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il l'écorcobalisse.
L'autre hésite, s'espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C'en sera bientôt fini de lui ;
Il se reprise et s'emmargine... mais en vain
Le cerceau tombe qui a tant roulé.

Abrah ! Abrah ! Abrah !
Le pied a failli !
Le bras a cassé !
Le sang a coulé !
Fouille, fouille, fouille
Dans la marmite de son ventre est un grand secret
Mégères alentour qui pleurez dans vos mouchoirs ;
On s'étonne, on s'étonne, on s'étonne
Et vous regarde,
On cherche aussi, nous autres, le Grand Secret.

Monmarché qui chercherait, lui aussi, le Grand Secret. En lui-même.
Mais Monmarché fait aussi songer à La Métamorphose de Kafka ou à un Dorian Gray de Wilde totalement sens dessus dessous. Mais il est très proche, par instants, du cartoon, il s’installe délibérément dans la caricature ou dans le gag visuel (je songe à ce Monmarché dont la chair s’envole au souffle d’un sèche-cheveux). Monmarché, c’est aussi Alphonse Allais. « La rire est à l’homme ce que la pression est à la bière ». « Une fois qu’on a passé les bornes, il n’y a plus de limites ». Dans sa veine autoportraitiste, il me semble que Monmarché a compris quelque chose d’essentiel : pour se ressembler totalement, il faut n’être jamais pareil. L’être est ambigu, variable, différent de lui-même, fluctuant, volatil, sentimental, insensible, cruel, délicat, pesant, parfaitement semblable à lui-même, il se dilate, il se contracte, il s’évapore, il peine dans l’épreuve, il franchit des limites, prend feu, se dissout, enfle, il se torture, il se décompose, il hurle, il s’enlaidit, il se déforme, il est drôle, risible, tragique. C’est le destin de l’être. Cette suite d’autoportraits, c’est sans doute une représentation exacte de l’être, celle de l’artiste mais aussi la nôtre. La bouffonnerie effleure la tragédie, la farce décoiffe le sérieux, l’effroyable n’est pas éloigné du comique. C’est sur ce damier où les extrêmes s’imbriquent que Monmarché joue, la où même le nez rouge ne suffit pas à distinguer le clown du tragédien. Être tout, n’être presque rien, d’une seconde à l’autre. Le lot de l’espèce mais joué remarquablement devant l’objectif et la palette graphique. Shakespeare et Tex Avery. Goya et Will Coyote. Oui, Albert Camus, « L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites », et Groucho Marx , « Les gens ne mangeraient pas de caviar s’il était bon marché ». Artiste polymorphe, insaisissable, hétérogène, artiste qui refuse catégoriquement la représentation monolithique. Voilà aussi notre saint Antoine, à l'instar du Genet de Jean-Paul Sartre, comédien et martyr.

Monmarché est un curieux orchestre à lui tout seul : il y tient le violoncelle, les grandes orgues, le mirliton, les cuivres, le crincrin et le klaxon. Et il dirige tout ça. L’étourdissante, l’insoutenable et désopilante symphonie de l’homme dans tous ses états.

Le souci de sa propre image, voilà l’incorrigible immaturité de l’homme, écrit Milan Kundera. En carnavalisant sa propre représentation, en échappant au désir du kitsch et de l’embellissement, en jouant tout à la fois au peintre et à l’iconoclaste de sa propre icône, en faisant de soi sa propre marionnette, son monarque et son bouffon, Monmarché, tout en jouant (remarquablement bien) dans le manège de l’image, parvient, par les formidables leviers de la lucidité et de l’ironie, à planer au-dessus d’elle.

Edito de Jo Hubert pour un livre numérique sur mes travaux, paru sur le collectif Lèse Art

Blog de Boris Eloi - Revue Lèse-Art

On dirait les masques d’Ensor ou ceux de la tragédie antique. Mais Monch ne s’arrête pas aux apparences, il creuse plus profond. Ce qu’il nous montre, c’est la grimace douloureuse de la tragi-comédie humaine. La nature lui offre matière à création, à réflexion aussi, car ces visages tourmentés, décomposés sous l’effet de la peur, du désespoir, de la folie, parfois issus du bois ou de la pierre, sont le miroir de nos émotions. Monch a le don de repérer l’apparence humaine dans ce qui s’offre à son regard parfois décalé, chargé d’un humour décapant.
Monch n’est pas un cynique. A travers sa galerie de « portraits », on reconnaît l’empathie, la compassion et même la tendresse de l’artiste vis-à-vis de ses semblables. Semblables, ressemblants, similaires : l’expérience personnelle touche ici à l’universel.

Texte de Boris Eloi, sur mes travaux, paru sur ce même collectif Lèse Art

Blog de Boris Eloi - Revue Lèse-Art

Monch, le silence déployé – Si on tente d'analyser l’œuvre de Monch, on hésite entre plusieurs techniques, la photographie, la gravure, ou encore la peinture... On a très vite le sentiment que chez cet artiste les pistes sont brouillées, que chaque technique est malaxée, dissoute et distillée, pour ne former qu'un seul et même fluide. De par la pratique de son art, Monch devient un véritable alchimiste. Le message qui émane de son œuvre est époustouflant, un univers fantastique où le spectateur plonge immanquablement dans un distillat à la Géricault, où il y perd pied. Il est de ces espaces, où les âmes se plaisent à se perdre. L'œuvre de Monch est tout à fait saisissante, elle ne peut en aucune façon laisser indifférent.

Texte sur mes travaux, suite à une exposition personnelle "Emoi, émoi, émoi", par Fanny Laheurte (Collaboratrice de la revue Artension)

Blog de la revue Artension

Monch, en pleine tronche ! ‘Ne vous inquiétez pas, ce n'est qu'un séchoir’... et vlan ! Qui ne s'est jamais réveillé, en transe, le cœur battant après ce genre de rêve oppressant ? Le visage, son propre visage comme support aux plus terribles angoisses et interrogations. Monch les exorcise en s'en jouant de manière ludique et pourtant implacable. Le photomontage et la retouche numérique lui offrent le luxe de changer de visage à l'envi et de lui faire subir allègrement les pires ou les plus beaux des outrages. Érosion, décomposition, recomposition ! Ça dégouline par les trous des pixels, ça pique, ça pulse, ça expulse, ça troue, ça insuffle, ça vide, ça ravage, ça hurle... la liste est longue, à l'image des bouleversements et des cauchemars d'une vie. De ceux qui nous assaillent, nous isolent et finissent par nous coller à la peau, tel un masque, froid comme l'acier, lourd comme le temps. Sentiments humains, nature, matière, voilà la véritable source d'inspiration et la plus probable et éloquente des fusions. Au-delà de la simple maîtrise de l'outil informatique, il y a une réelle profondeur, une sacrée dose d'humour, d'émotion et de poésie dans ces transfigurations là. Cinq cent milliards de petits martiens et Monch et Monch et Monch...

Texte de Max Guy-Joseph (Rétrospective Magazine)

Originaire de Paris et vivant à Montreuil, cet artiste anti-conformiste comme il aime à se définir, ne conçoit l'art en général que comme "choquant, expressif et sensitif". Pour lui l'art ne peut-être qu'"émotionnel, intense, douloureux et secouant". Qu'on se le dise Monch n'est pas de ces griffonneurs mous du genou, de ces peintres du dimanche non sans talent, qui, tout aussi louable que cela puisse être, perdent leur temps à reproduire dame nature, sans une once de révolte, ni d'audace, mais platoniquement et résignés.... Nous vous laissons entre de bonnes mains, mais cependant sachez une chose: on ne sort pas indemne d'un tel tour de force, car il y a du talent ici, il y a du génie indéniablement, et il y a cette violence graphique constante, toute en beauté et en puissance, qui fait qu'il y a un avant, et surtout un après Monch... Attachez vos ceintures, le voyage au bout de la nuit commence...

Article de Nicole OSSTYN suite à exposition collective (Monch - Pierre Leblanc - Dadave) - La Voix du Nord –2012-11-17

Trois artistes, trois univers particuliers à découvrir à la galerie Premières Toiles
|EXPOSITION |Solange François aime à surprendre les visiteurs de la galerie Premières Toiles.
Pierre Leblanc, Monch et Dadave, une exposition de qualité qui interroge l'humain et la société.
Pour ce nouveau vernissage, elle présente les oeuvres de trois artistes venus de la région parisienne (Montreuil-sous-Bois). Trois amis, trois univers, et un talent fou !
(...)
Monch, Nature humaine : photos ou peintures ? Monch photographie les êtres et leurs expressions et fixe ce que la nature offre d'anthropomorphisme (branchages, nuages, taches).
À partir de ces photos de base qu'il retouche numériquement, il crée des chimères mi-humaines mi-végétales et minérales. « J'humanise la matière, je "matiérise" l'humain. » Poétiques, inattendus ou angoissants, ses portraits ne laissent pas indifférent.
(...)
Sites Internet des artistes : www.pierre-leblanc.com, www.monch.fr et www.dadave.fr

Texte de Léa Fraisse, attachée de presse à l'Atlier Z - Centre Culturel Christiane Peugeot, suite à l'exposition des 1er prix du Concours 2013

Antoine Monmarché, dit « Monch », lauréat ex-aequo de la catégorie « photographie »
Le travail de Monch se situe à la croisée de multiples influences artistiques et de nombreuses techniques : entre photographie et gravure, entre dessin et image numérique, l’artiste qui est venu tôt à la photographie en tant que pratique amateur joue désormais à assembler des portraits à ce qu’il appelle « ses matières ». Toujours à la recherche d’une expression vraie, naturelle, Monch a commencé sa démarche artistique en photographiant les formes humaines qu’il dénichait dans la nature. Ce flirt avec l’anthropomorphisme se retrouve maintenant dans des photos telles que La muse ou Il faut relever la tête, dans lesquelles l’artiste avoue être inspiré par des thématiques aussi fortes que la violence, la tristesse, la dépression, la folie, etc… A mi-chemin entre catharsis personnelle et regard révolté sur la société d’aujourd’hui, Monch nous embarque dans un entre-deux monde, où une sorte de vérité crue teintée d’humour tente de s’exprimer, choquant parfois mais jamais intentionnellement.

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